Women’s Health
L'état de Santé des Femmes
Compte tenu de la négligence officielle envers la surveillance et les soins de santé liés aux complications gynécologiques causés par la catastrophe, une attention particulière est portée à ce secteur par la Sambhavna. Tandis que les fonctionnaires continuent de nier toutes les conséquences liées à l'exposition sur la santé gynécologique, les données recueillies par la Sambhavna montre que sur les 190 femmes, âgés entre 13 et 19 ans, qui sont venues à la clinique entre le 1er Juin 1999 et le 31 Mars 2000 ; 113 ont signalé des complications menstruelles, y compris des règles douloureuse et irrégulières, des saignements abondants et d'excessive sécrétions vaginales.

- Ruby, la fille d'Aziza
- Ces sécrétions, connues localement sous le nom de «pani Safed» (littéralement: l'eau blanche), ne sont que très rarement abordées en raison des tabous sociaux. Aziza, agent de santé communautaire (communauty health worker) explique, «Les femmes qui parlent de cela sont plus nombreuse aujourd'hui, mais elles sont souvent confinées dans leurs maisons et ne peuvent pas non plus parler de leurs problèmes à leur mari ou recevoir une éducation appropriée sur le sujet". Tout aussi inquiétant, les gynécologues de la Sambhavna ont trouvé une forte proportion de frottis anormaux chez les femmes qui ont survécu, ce qui ravive les craintes qu'un lien puisse exister entre le cancer du col de l'utérus et l'exposition au gaz. Déjà en Inde, le cancer du col de l'utérus est le cancer le plus courant chez les femmes, mais il n'existe malheureusement aucune disposition pour les frottis cervicaux de routine à Bhopal. Les femmes qui sont orientées vers les hôpitaux locaux après la réalisation de frottis anormaux sont réticentes à s'y présenter, étant donné que la procédure médicale la plus courante pour les anomalies du col de l'utérus est une hystérectomie immédiate. C'est ce qu'on appelle un 'hystérectomie en aveugle" ; parce que personne ne sait (ni même le médecin) jusqu'à quel profondeur (et quel point petit) peu être le mal.
En réponse à cette situation, la Sambhavna a lancé un projet de dépistage du col de l'utérus. Le projet consistait en un travail éducatif dans les communautés touchées par le gaz pour aider les habitants à surmonter les tabous concernant la santé gynécologique. Un programme approfondi de frottis PAP couplé avec les travaux cytologiques (frottis), et le cas échéant, l'emploi de la mise à jour colposcope diagnostic et l'excision par LLETZ (excision grande boucle) de la zone de transformation du tissu suspect du col de l'utérus fut mis en place. À chaque étape du projet, le rôle de l'agent de santé communautaire fut essentiel pour aider les femmes à dépasser les obstacles et les tabous sociaux.
Le projet de dépistage de la Sambhavna démontre également qu'il est pertinent de coupler le travail effectuer à l’aide des dernières technologies avec des anciennes thérapies âgées de plus de 3000 ans lorsqu'on cherche à obtenir le traitement le plus rationnel possible pour les survivants du gaz.
Par ailleurs, la Sambhavna Trust a besoin d'une volontaire professionnelle ayant une expérience dans l'ultra sonographie afin de former un médecin de la clinique à cette pratique. Nous recherchons également un gynécologue capable d'apprendre à nos médecins la LEEP (Loop Electrosurgical Excision Procedure) pour le traitement des cancers des cervicales. Toute aide est donc la bienvenue.
Rédigé par Ben Duboc (volontaire à la Sambhavna Trust, janvier 2011)
Given the official neglect towards monitoring and care of gynaecological complications caused by the disaster, special attention is to this area by Sambhavna. While officials continue to deny any exposure-related gynaecological health consequences, data collected at Sambhavna shows that of 190 females, aged between 13 and 19, who came to the clinic between 1st June 1999 and 31st March 2000, 113 reported menstrual problems, including painful and irregular menses, heavy bleeding and excessive vaginal secretions.
The secretions, known locally as ‘safed pani’ (literally white water), are not often openly discussed because of social taboos. Community health worker Aziza explains, “Women do talk about it more now but are often confined to their houses and can’t talk to their husbands about their problems or get education.” Worryingly, Sambhavna’s pathologist has found a high proportion of abnormal PAP smears among women survivors, increasing fears for a connection between cervical cancer and gas exposure. Already in India, cervical cancer is the highest occurring cancer for women, but there is no provision for routine cervical screening in Bhopal. Women who are referred to local hospitals after producing abnormal smears have been reluctant to attend, given that the most common medical procedure for cervical abnormalities is an immediate hysterectomy. This is referred to as a ‘blind hysterectomy’ because no one including the doctor knows how far or how little the malignancy is.
In response to this situation Sambhavna initiated a cervical screening project. The project involved educational work in gas-affected communities to help surmount taboos concerning gynaecological health; a thorough programme of PAP smears coupled with cytological work (smear analysis); and where necessary the employment of up-to-date colposcope diagnosis and excision by LLETZ (large loop excision) of transformation zone of the suspect cervical tissue. At each stage of the project the role of the community health worker is crucial to guiding the women past social obstacles.
Sambhavna’s screening project shows that there is a place for the latest technology as well as 3000 year old therapy when seeking the most rational treatment for gas survivors.





