Spontaneous abortions & horrific births
Des Avortements Spontanés et des Horribles Naissances Difformes
Longtemps avant le drame de Bhopal, le méthyl-isocyanate (MIC) a fait l'objet de plus d'une douzaine d'études médicales aux États-Unis. Ce que ces études ont révélé au sujet des effets médicaux à court et à long terme de l'exposition au MIC; nous ne le savons pas, parce que Union Carbide, et son propriétaire Dow Chemical, refusent toujours de le partager avec les habitants de Bhopal.
Ce que nous savons, par expérience, c'est que la moitié des femmes enceintes qui ont inhalé le gaz cette nuit-la, ont été victimes d'accouchements spontanés. L'histoire de Aziza (Aziza’s story) raconte comment cette jeune femme a fui en voyant approcher le gaz, comment elle a perdu l'enfant qu'elle portait en elle, et comment son ventre s'est violemment ouvert au milieu de la rue.
Dans les quelques semaines qui suivirent la catastrophe, les médecins ont pris conscience que des dizaines d'enfants était mort à leurs naissance, et que certain d'entres eux ne ressemblaient même plus à des êtres humains (voir la section "A Child is Born", pour un compte-rendu plus détaillé sur ces terribles naissances, ainsi que sur la façon dont celles-ci furent cachées au public).
En Mars 1985, un groupe de futures mères apeurées s'est dirigé vers un hôpital public avec chacune une bouteille contenant un échantillon de leur propre urine. Ces femmes ont demandé aux médecins de tester les échantillons afin de vérifier si leurs bébés viendraient au monde sans aucune malformation, ainsi que pour demander des injections de thiosulfate de sodium afin de débarrasser leurs corps des toxines inhalées «cette nuit-là».
Au lieu d'injonctions, de tests, ou de conseils médicaux; elles furent gentiment chassées par la police et leurs tendres bâtons. Paradoxalement, et dans le même temps, l'Indian Council of Medical Research (ICMR) a réalise un essai clinique en double aveugle pour tester l'efficacité des injections de thiosulfate de sodium en tant qu’agent détoxiquant pour le personnes ayant été exposés au gaz.
Et tandis que les craintes des mères se justifiaient dans l'atroce réalité de ce qu'un médecin suédois décrivit comme «une vague de naissances horribles», il fallut attendre 22 ans pour que les résultats de l'ICMR soit publiées et révèles - une génération trop tard - que les injections aurait pu en effet sauver des dizaines de milliers de vies.
La catastrophe s'est estompée dans les mémoires et aux travers du monde, mais à Bhopal, le nombre de naissances difformes est toujours en hausse.
Et pour cause, la même usine dont a jailli le gaz toxique répand encore des produits chimiques mortels dans l'eau consommée quotidiennement par quelque 30.000 personnes. Dans les communautés touchées, il y a des épidémies de maladie des reins, de cancers et des centaines d'enfants au physique endommagé par les effets résiduels non traités d'une catastrophe vieille de plus de 26 ans.
Ferme
Long before Union Carbide’s toxic gas, methyl-isocyanate (MIC), claimed tens of thousands of lives in Bhopal, it was the subject of more than a dozen medical studies in the United States. What these studies revealed about the short- and longterm medical effects of MIC exposure we do not know because Union Carbide and its owner Dow Chemical have refused to share them with the people of Bhopal.
What we do know, from experience, is that the gas caused almost half of all pregnant women who inhaled it to spontaneously to abort. Aziza’s story tells how as she fled the gas, a young woman lost the child she was carrying, as her womb just opened right there in the street.
Within weeks of the disaster, doctors were aware that dozens of children were being born dead, sometimes not even recognizably human. See A Child is Born, for an account of the fear that gripped families in the early months.
In March 1985, a column of frightened mothers-to-be wound towards a government hospital with bottles containing urine samples. The women asked for the samples to be tested to check whether their babies could be born damaged, and to ask for sodium thiosulphate injections to rid their bodies of toxins inhaled on ‘that night’.
Instead of injections, tests, medical advice and kindness they were driven away by police with sticks. Ironically, even as these scared women were being chased away, the Indian Council of Medical Research (ICMR) was carrying out a double-blind clinical trial to test the efficacy of sodium thiosulphate injections as a detoxificant for the gas-exposed.
And while the fears of mothers-to-be were all too soon realised in what one Swedish doctor described as ‘a spate of horrific births’, the ICMR results took 22 years to be published; they revealed – a whole generation too late – that the injections could indeed have saved tens of thousands of lives.
The disaster has faded in the world’s memory, but in Bhopal the damaged births are on the rise.
The very same factory that spewed out poison gas has been leaking deadly chemicals into the drinking water of some 30,000 people. In affected communities, there are epidemics of kidney disease, cancer and hundreds of damaged children.





