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The dumped chemicals

française

Des produits toxiques laissés à l’abandon et qui continuent à tuer

Plus de 25.000 personnes sont mortes suite à l’accident.

Depuis lors, 30.000 autres victimes des effets résiduels de la catastrophe ont été dénombrés, dont beaucoup n'étaient pas à Bhopal "cette nuit-la". Des centaines d'enfants nés longtemps après 1984 sont aussi tombés malades ou sont mort dans d’atroces souffrances.

Ils sont systématiquement empoisonnés par la même usine (appartenant maintenant à Dow Chimical) en provenance de laquelle continue à s’échapper des produits chimiques mortels au travers du sol et dans l'eau. Des épidémies de cancers des reins endommagés et des enfants malformés à la naissance, sont les résultats d’une catastrophe toujours en cours et qui continue pourtant d’être niée et étouffée par les leaders économiques et politiques indiens et américains.

La plupart des gens, quand ils pensent à Bhopal, se rappellent des horreurs de «cette nuit-là », lorsque le gaz s’est échappé de l'usine d’Union Carbide et que des milliers de gens sont morts.  Ce qui est généralement méconnu du grand public, c'est qu’après la fuite de gaz, l'usine a été fermée et laissée à l’abandon par la société qui en avait la responsabilité. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui encore, si vous vous promenez sur l’ancien site de production, vous serez en mesure d’admirer les nombreuses piles de produits chimiques dangereux laissées à l'air libre et offertes aux caprice du vent. Les entrepôts qui ont servi de dépôt à Union Carbide lorsque ces derniers ont clôturé leurs activités à Bhopal sont encore pleins de sacs de poison, dont beaucoup d’entre eux furent fendus ou déchirés par le temps. Les enfants et les animaux qui y entrent laissent ainsi leurs empreintes dans la poussière chimique qu’ils contribuent à déplacer vers les zones habitées. Pendant ce temps, les structures et les bâtiments du site continuent à pourrir, alors que certains containers contiennent encore des substances chimiques.

En dehors des ruines de l'usine, un tas de "rochers" brunâtres se trouvent exposés aux intempéries. Ces cailloux apparemment inoffensifs sont en réalité du carbaryl pure qui, quand ont il est chauffé, libère du MIC - le même gaz toxique qui a fui en 1984. Il y a eu depuis lors deux grands incendies dans l'usine…

Les moussons contribuent annuellement à transporter les produits chimiques dans les nappes aquifères souterraines qui alimentent les puits d'alimentation et de forages. Les puits d'eau potable de même que l’eau du robinet des communautés vivant dans un large rayon autour de l'usine sont contaminés par des produits chimiques qui sont fortement impliqués dans les cancers et les défauts de naissance. Les gens vivant dans des zones difficiles d’accès ne reçoivent pas l'approvisionnement en eau promis par les autorités et la plupart d’entre eux sont forcés de boire et de se laver dans le poison dilué d’Union Carbide. Environ 30.000 personnes sont touchées par cette seconde catastrophe.

L'écrivain français Dominique Lapierre, auteur de « Il était minuit cinq à Bhopal » à fait l’expérience de cette eau.

« Je voulais me rendre compte de l'agressivité de cette pollution en buvant un demi verre de l'eau d'un de ces puits. Ma bouche, ma gorge, ma langue ont instantanément pris feu, tandis que mes bras et mes jambes ont subi une éruption cutanée quasi-immédiate. Il s'agissait de la simple manifestation de ce que les hommes, les femmes et les enfants ont à endurer tous les jours, plus de dix-huit ans après la tragédie ».

Depuis cette dernière, les gens continuent à tomber malades en consommant cette eau impure. Dans de nombreux cas, ce sont les mêmes familles qui ont déjà été exposées au gaz de 1984 qui font les frais de cette seconde attaque chimique, et les nouvelles générations ne sont donc pas épargnées. Les gens se plaignent de douleurs, d’éruptions cutanées, de fièvres, de furoncles et d'autres infections de la peau, de maux de tête, de nausées, du manque d'appétit, d'étourdissements et d’un épuisement constant.

Des gouttes de mercure sont répandues sur le sol de l'usine. Elles gisent ici depuis plus d'un quart de siècle. En 1999, Greenpeace y a trouvé du mercure à des niveaux 6.000.000 fois plus élevés que ce que l'Organisation mondiale de la Santé estime être le niveau maximal de sécurité.
Ferme

More than 25,000 people have died from the gas.

Now 30,000 others, many of them gas survivors, and many others who were not in Bhopal on “that night”, and hundreds of children born long after 1984 are also falling sick and dying.

They are being systemically poisoned by the same factory, owned by Union Carbide / Dow Chemical, continues to leak deadly chemicals into the soil and water. An epidemic of cancers, kidney damage and damaged births is the result; an ongoing disaster which continues to be denied and hushed up.

Most people, when they think of Bhopal, recall only the horrors of ‘that night’, when gas leaked from the Union Carbide factory and killed thousands. What is not generally known is that after the gas leak, the factory was closed and for all practical purposes abandoned by the company. To this day you can see piles of dangerous chemicals lying in the open air. The warehouses are full of sacks of poisons, many of which have split open. Children and animals go in and leave footprints in the chemical dust. The structures and buildings on the site continue to rot.

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Outside the ruins of the Alpha-Napthol plant a heap of brown "rocks" lies exposed to the elements. The rocks are pure carbaryl. If they caught fire they would release MIC, the gas that leaked in 1984. There have been two major grass fires in the factory in recent years

Monsoons have washed the chemicals deep into the soil and into the underground acquifers which feed wells and boreholes. The drinking wells and tap of communities living within a considerable radius of the plant have been contaminated with chemicals that are strongly implicated in cancers and birth-defects. People have no other water supply and have been forced to drink and wash in Union Carbide’s diluted poisons. Around 30,000 people are affected.

The French writer Dominique Lapierre, author of Five to Midnight in Bhopal tried a glass of the water:

I wanted to reckon the aggressiveness of this pollution by drinking half a glass of the water of one of those wells. My mouth, my throat, my tongue instantly got on fire, while my arms and legs suffered an immediate skin rash. This was the simple manifestation of what men, women and children have to endure daily, some eighteen years after the tragedy.

People meanwhile are ill from the water. In many cases these are the same families who were exposed in 1984. A whole new generation is being poisoned. People complain of aches and pains, rashes, fevers, eruptions of boils and other skin complaints, headaches, nausea, lack of appetite, dizziness, constant exhaustion. Lead, mercury and organochlorines have been found in the milk of nursing mothers living near the factory with the result that women are terrified to breastfeed their babies because they are feeding them poison.

RTEmagicC mercury drops 03.jpg The dumped chemicals bhopal medical appeal

Drops of mercury lie spilled on bare soil at the factory. They have lain here for over a quarter of a century. In 1999, Greenpeace found mercury in places at levels 6,000,000 times higher than what the World Health Organisation considers to be safe.

The poisoning has been going on for decades. The first signs appeared in the early 1980s, before the gas leak, when animals grazing near the factory became ill and died. The complaints of their owners were settled out-of-court. The company continually denied that the factory was contaminated or was responsible for polluting water, but it is clear from internal Carbide documents obtained via “discovery” in the New York court case (see below) that it had carried out tests and knew as long ago as 1989 that soil and water within its boundaries were lethal. It chose not to make this knowledge public, instead continuing to deny that any danger existed.