Bhopal, a Brief Background
Bhopal, une brève introduction
La célèbre et terrible photo (située en haut, à gauche) fut prise dans la matinée du 3 décembre 1984 par le photographe Magnum Raghu Rai, quelques heures seulement après l’horrible nuit où un énorme nuage de gaz 500 fois plus toxique que la cyanure s’échappa d'une usine appartenant à Union Carbide Corporation, pour se répandre sur la ville de Bhopal et sur ses habitants. Celle-ci nous rappelle, qu’encore aujourd’hui, de nombreuse personnes souffrent d’un mal dont personne ne veut assumer la responsabilité et qui continue pourtant à faire des victimes…
Des milliers de personnes sont mortes dans d’atroces souffrances cette nuit-là et, quand le soleil s’est levé sur les rues jonchées de cadavres, Raghu se trouvait dans un cimetière où un homme était en train d’enterrer sa fille. Le père venait de recouvrir le petit corps sans vie mais, dans un ultime geste de tendresse dicté par le mal insoutenable qu’une telle disparition peu provoquer, celui-ci décida de brosser doucement la terre qui recouvrait le visage de son enfant afin de lui faire un dernier adieu.
Depuis lors, et pour les Bhopalis ; cette image est devenu le symbole de 26 années d’une intense souffrance, d’une injustice criminelle restée impunie, et du combat quotidien que mène une communauté que le monde semble vouloir oublier.
Aujourd'hui à Bhopal, 100.000 personnes souffrent toujours des maladies chroniques liées aux effets du gaz inhalé cette nuit-la, tandis que quelque 30.000 autres personne sont depuis lors tombées malades en raison de la forte concentration de produit chimique présent dans l’eau de leurs puits et de leurs fontaines, pollués par les déchets toxiques laissés à l'abandon et qui continue de s’échapper de l’usine désaffectée. Union Carbide et son propriétaire Dow Chemical continuent pourtant de nier la responsabilité de l'intoxication et refusent toujours de nettoyer l'usine.
FermeThe famous, terrible and tender picture was taken by Magnum photographer Raghu Rai on the morning of December 3rd, 1984, after the night of horror in Bhopal when a huge cloud of poison gas 500 times more toxic than cyanide spewed from a factory belonging to Union Carbide Corporation.
Thousands died in hideous ways. As the sun rose on streets full of corpses, Raghu found himself in a graveyard where a man was burying his young daughter. The father had covered the tiny body but then, unable to bear parting from her, brushed the earth away for one last look.
For the Bhopalis this picture has come to symbolise 28 years of unimaginable suffering, an injustice never righted, crimes unpunished, and a community that most of the world has forgotten.
Today in Bhopal, 100,000 people are still chronically sick from the effects of that night, while some 30,000 others are ill from contamination of their wells and stand-pipes by chemicals leaking from the abandoned plant, which remains derelict and full of poisons. Union Carbide and its owner Dow Chemical continue to deny responsibility for the poisoning and refuse to clean up the factory.




